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Conférences

Par Boris Dintrans - 25/04/2013

 

Laurent Nottale : La relativité d’échelle (2003)

La théorie de la relativité d’échelle se propose d’écrire les équations du mouvement en physique sous la forme d’une équation des géodésiques d’un espace-temps continu non-différentiable. Pour ce faire on considère des niveaux de description de profondeur croissante qui manifestent la non-différentiabilité : fractalité de l’espace, puis de l’espace-temps, brisures de symétrie discrètes successives sur les éléments différentiels. Ces effets sont incorporés par étapes dans la construction d’opérateurs de dérivation covariante de plus en plus élaborés. On montrera comment on génère ainsi, d’une part les outils du formalisme quantique, d’autre part des équations des géodésiques ayant une forme unique et qui se transforment en équations quantiques ou classiques suivant l’état d’échelle du système de coordonnées. Des exemples d’applications à diverses sciences seront donnés pour finir.

Nicolas Prantzos : Le paradoxe de Fermi et les voyages interstellaires (2004)

Depuis Galilee, la science moderne n’a cesse de "provencialiser" notre place dans l’Univers, remplacant progressivement l’anthropocentrisme initial par une confiance quasi-illimitee au principe copernicien : notre position spatio-temporelle n’a rien d’exceptionnel. Cependant, jusqu’a present, l’observation astronomique ne nous a rien apporte sur les formes de vie qui pourraient peupler l’Univers et encore moins sur l’existence d’eventuelles formes de vie intelligentes ou de civilisations technologiquement avancees...

Il existe un fait d’observation, dont l’importance se mesure difficilement : l’absence de la moindre trace d’une civilisation extraterrestre sur notre planete ou dans le Systeme solaire. Or, si nous ne representons rien d’exceptionnel pour l’Univers, d’autres civilisations technologiques auraient du emerger dans la Galaxie bien avant nous et arriver jusqu’ici ; en effet, notre Soleil est une etoile moins agee que la plupart des etoiles de la Voie lactee. Le physicien italien Enrico Fermi a bien resume ce "paradoxe" dans sa celebre phrase "Ou sont-ils ?". La reponse de l’astrophysicien brittanique Fred Hoyle (et d’autres) dans les annees 1950, a ete que les voyages interstellaires sont tout simlement impossibles. Mais qu’en est-il exactement ? Quelles sont les prespectives ouvertes par la science moderne quant a la realisation de tels voyages ?

Les etoiles sont tres loin et la fusee chimique est totalement inefficace pour cette entreprise. La fusion thermonucleaire et l’annihilation matiere-antimatiere sont des sources d’energie des millions, voire des centaines de millions, de fois plus efficaces que la combustion chimique. Mais nous ne maitrisons actuellement aucune de deux techniques et, meme si c’etait le cas, nous ne disposons pas de la quantite de combustible necessaire (l’helium-3 et l’antimatiere, respectivement). Alors, il est suggere d’abandonner le concept de la fusee "classique" et de concevoir des fusees interstellaires sans combustible a bord, voire meme sans moteur ! Ainsi le "ramjet" utilise comme combustible le gaz rarefie du milieu interstellaire, qui alimente son moteur a fusion thermonucleaire. Le voilier interstellaire est pousse jusqu’aux etoiles proches par un surpuissant faisceau laser, alimente par l’energie du Soleil. Dans tous les cas de figure, la quantite d’energie necessaire pour atteindre les etoiles est si grande, qu’elle rend improbable toute idee d’entreprise des voyages interstellaires avant quelques siecles... a moins qu’une decouverte inattendue en physique fondamentale ne vienne bouleverser la situation !

André Brack : De l’origine de la vie à la vie dans l’Univers (2006)

La chimie organique interstellaire a été mimée en laboratoire et 16 acides aminés ont été obtenus. Le voyage interplanétaire des acides aminés a été attesté par des expériences spatiales. Leur condensation en mini-protéines a été étudiée en tube à essais : ils forment de courtes chaînes dans les conditions des fumeurs noirs des fonds sous-marins. Certaines de ces chaînes sont thermostables, stéréo-sélectives (elles ne tolèrent qu’une seule des deux géométries des acides aminés) et présentent une activité catalytique préfigurant l’activité des enzymes. Cependant, la reconstitution en laboratoire de systèmes vivants primitifs résiste encore aux efforts des chimistes qui n’arrivent pas à reproduire la synthèse de mini-ARN dans des conditions simples. Ils ignorent également la complexité des premiers systèmes vivants. La découverte d’une seconde genèse, indépendante de la vie terrestre, serait en faveur d’un démarrage relativement simple (puisque répétitif) et constituerait un formidable encouragement. Les regards se portent vers Mars (exploration et météorites), Europe et les exoplanètes.

 

 

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