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Modélisation de l’émission haute énergie des blazars du TeV

Ludovic Saugé (Institut de Physique Nucléaire de Lyon)

Par Stephane Charpinet - 14/01/2007

 

Séminaires d’Astrophysique

de l’Observatoire Midi-Pyrénées


Séminaire de 

Ludovic SAUGE

(Institut de Physique Nucléaire de Lyon)


Jeudi 20 Octobre 2005 à 11h

CESR


Modélisation de l’émission haute énergie des blazars du TeV

Il est maintenant admis que les caractéristiques observationnelles des ’noyaux actifs de galaxies’ (ou AGNs) impliquent la présence d’un trou noir supermassif (plusieurs millions voire milliards de masse solaire) autour duquel la matière s’organise sous la forme d’un disque d’accrétion. Dans 10% des cas, ces objets sont de très forts émetteurs dans le domaine radio, cette émission étant corrélée avec la présence de jets extragalactiques grande échelle (mégaparsec). Parmi ces sources, les blazars apparaissent comme la sous-catégorie d’objets la plus extraordinaire du point de vue des caractéristiques spectrales et temporelles de l’émission non-thermique : le domaine du spectre électromagnétique couvert s’étend de la radio aux gammas les plus durs (> 10 TeV !), avec des éruptions sur des temps caractéristiques inférieurs au quart d’heure (et dont l’origine reste encore débattue). Avec les progrès récents des observatoires gammas aussi bien spatiaux (EGRET/C-GRO) qu’au sol (télescopes Cerenkov CAT et plus récemment HESS) l’étude de ces sources a connu un regain d’intérêt important.
Au cours de ce séminaire, je montrerai comment l’étude de la modélisation de l’émission haute énergie de ces sources permet de contraindre la nature des particules émissives ainsi que leur fonction de distribution en énergie ; au-delà, c’est indirectement le processus d’accélération des particules dans les région les plus proches du trou noir central (<1000 rayons de Schwarschild) qui est test. Je montrerai de plus qu’il est possible d’expliquer de manière auto-cohérente le phénomène de variabilité comme un processus d’interaction non-linéaire de type proies/prédateurs entre un plasma de paires e+/- ultra-relativistes et la turbulence d’origine magnétohydrodynamique responsable de l’accélération individuelle de ce même plasma.

 

 

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