Accueil > Séminaires d’Astrophysique > Analyse et modélisation spectro-temporelle des binaires-X à trous noirs

 

Analyse et modélisation spectro-temporelle des binaires-X à trous noirs

Clément Cabanac (University of Southampton, Royaume Uni)

Par Stephane Charpinet - 27/03/2008

 

Séminaires d’Astrophysique

de l’Observatoire Midi-Pyrénées


Séminaire de

Clément CABANAC

 (University of Southampton, Royaume Uni)

Jeudi 3 Avril 2008 à 11h

CESR


Analyse et modélisation spectro-temporelle des binaires-X à trous noirs

Parmi les meilleurs témoins de l’efficacité énergétique des processus d’accrétion, on peut distinguer les binaires à trous noirs. Ces objets, observés la plupart du temps de manière transitoire dans le domaine X, exhibent un comportement très variable au cours de leurs éruptions : leur spectre passe ainsi d’états "durs" à basse luminosité à des états plus "mou" à haute luminosité. D´un point de vue temporel, ces objets peuvent aussi présenter une variabilité extrême dans les rayons X avec la présence d’oscillations quasi-périodiques (QPO) ainsi qu’un bruit apériodique corrélé avec de nombreux autres observables (fréquence du QPO, état spectral). Je présenterai d’une part quelques résultats obtenus grâce au satellite INTEGRAL, ainsi qu’un modèle simple de couronne oscillante permettant d’expliquer certaines des composantes observées. Du point de vue spectral, de récentes observations menées par XMM notamment sur GX 339-4 (Miller et al. 2006) ont paru remettre en cause le paradigme classique de récession du disque optiquement épais lors de la transition depuis l’état mou vers l’état dur. Par une étude conjointe de la largeur de la raie du fer ainsi que la normalisation de la compsante thermique dans le spectre, ces auteurs en ont déduit l’existence d’un disque d’accrétion optiquement épais toujours proche de l’horizon du trou noir dans son état dur. Je tenterai de vous montrer qu’en réalisant une analyse extensive prenant en compte un grand nombre de sources ainsi que de nombreux instruments différents, cette remise en cause semble -pour l’instant- reposer sur de rares exceptions. Je montrerai notamment que certains facteurs (variation possible de la densité de colonne en hydrogène au cours de la transition) peuvent influencer la détection d’une composante thermique dans le spectre, et qu’une analyse fine de celle-ci dans un exemple précis de candidat trou noir observé lors de son déclin (XTE J1817-330) semble même exhiber un début de récession du disque.

 

 

[Page Précédente] [Dans la même rubrique] [Sommaire]

 

 

Site du CNRS Logo OMP
Logo UPS
Logo INSU-CNRS

Annuaire

Rechercher

Sur ce site



Bibliotheque

Laboratoire Astrophysique de Toulouse - Tarbes (UMR5572)

CNRS (Midi-Pyrénées)

Univ. Paul Sabatier

Liens utiles

Accueil Imprimer Contact mail Plan du site Crédits